FRANCE CARGOTECTURE, UN COLLECTIF DE PROFESSIONNELS SPÉCIALISÉS EN CONSTRUCTION D'ESPACES DE VIE ET BÂTIMENTS TERTIAIRES À PARTIR DE CONTAINERS MARITIMES

France-cargotecture_slider_contact

LA CONSTRUCTION HORS-SITE

La construction hors-site est un marché en plein essor qui évolue en moyenne de 25 à 30% par an dans le monde. Cependant, ce dernier est encore timide en France où on préfère souvent les constructions dites « en dur ». Toutefois, ce type de construction pourrait bien s’avérer être le futur tant il possède d’avantages, qu’ils soient d’ordre écologique ou économique ! Dans un rapport récent remis au gouvernement, Real Estech met en avant les constats suivants sur le secteur de la construction : « Premièrement, il est "atomisé, aux faibles marges, investit peu et innove peu". Deuxièmement, il subit "une complexité grandissante dans la construction, une augmentation des coûts, du non-respect des délais et une baisse de la qualité". » Le rapport met également en lumière le fait que 80 à 85% des travaux de constructions pourraient être réalisés en usine, soit « hors-site ».


D'où vient la construction industrialisée ou « hors-site » ?


La construction industrialisée implique qu’une grande partie (80% minimum) de la structure est réalisée en usine ou en atelier, donc en dehors du chantier final où cette dernière sera amenée une fois (quasiment) terminée. Elle est née d’une volonté de trouver des alternatives moins coûteuses et plus éco-responsables à la construction classique. C’est depuis l’ère industrielle que les regards de certains visionnaires se sont tournés vers l’industrialisation de la construction des maisons. On peut citer Ferdinand Fillod ou encore Jean Prouvé, qui, à eux deux, ont un peu inventé les premières maisons hors-site.

Ferronnier d’art à ses débuts, Jean Prouvé s’est rapidement passionné pour l’industrialisation du bâtiment. Ce dernier plaçait l’usine au centre de la création et réalisait, dès 1920, des projets hors-site. Il a également, entre autres, créé une maison en bois pour loger des ingénieurs de l’aluminium et a livré 450 maisons provisoires pour loger les sinistrés lorrains après la guerre…

En 1928, un brevet est déposé par Ferdinand Fillod concernant les maisons préfabriquées. Ces dernières étaient en métal et livrées en pièces détachées. Né en 1891, il s’installe en tant qu’artisan chaudronnier et ouvre la Manufacture de tôlerie Ferdinand Fillod FSA à son retour de guerre, en 1922. Plusieurs modèles à ossature métallique ont été réalisés et une des maisons de « type Fillod » a été classée au titre des monuments historiques en 2013 et bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle ».

À cette époque, le modèle de l’industrie automobile inspire de nombreuses recherches. Les maisons industrialisées sont destinées à être produites à la chaîne et sont déjà conçues pour être montées rapidement. L’objectif étant de concevoir la maison comme un produit moderne, fonctionnel et sain, pouvant être produit rapidement et en quantité suffisante pour répondre aux besoins en logement d’un pays.

 
 


La Cargotecture, une nouvelle forme d’architecture hors-site


La cargotecture s’apparente au mode constructif dit à « ossature métallique », à la différence près qu’elle privilégie l’usage de matériaux primaires issus de la filière de réemploi, en l’occurrence le container maritime en acier corten dont l’exceptionnelle résistance et la fiabilité dans le temps sont bien connus. Le terme Cargotecture a été inventé en 2003 et il est utilisé pour décrire un bâtiment qui est partiellement ou entièrement construit à l’aide de containers maritimes recyclés. Le concept est en plein boum en France alors que le marché de l’immobilier devient inaccessible pour bon nombre de foyers. Malgré cela, en comparaison de nos voisins européens, le marché de la cargotecture demeure timide, au même titre que le hors-site pourtant initié il y a plus d’un siècle !

La cargo architecture permet largement la construction hors-site voire industrialisée. C’est d’ailleurs la manière privilégiée aujourd’hui si l’on ne prend pas en compte les auto-constructeurs qui, bien souvent, effectuent les travaux sur site. Les professionnels préfèrent généralement réaliser la plupart de la main d’œuvre dans leur atelier/usine afin de réduire les coûts liés au déplacement de leurs équipes. Cependant, ce n’est pas le seul avantage de la fabrication hors-site…

La cargotecture intéresse en effet par ses coûts et délais en théorie réduits. Ces derniers peuvent être raccourcis jusqu’à 50% par rapport à une construction classique grâce à la conception en amont (dessins, plans 3D, …) mais aussi grâce au fait que le gros de la structure sera réalisé à l’abris des mauvaises surprises pouvant ralentir un chantier à l’extérieur par exemple. Cependant, les économies interviennent principalement lorsque l’individu prend en charge une partie des travaux lui-même (auto-construction) puisque le prix de la main d’œuvre professionnelle demeure important compte tenu des corps de métiers différents mis en œuvre et leur savoir-faire. D’autant plus que les professionnels « stockent » la structure dans leur atelier/usine avant de pouvoir la transporter sur le chantier pour procéder aux dernières installations. La logistique reste donc le nerf de la guerre pour les constructions de ce type.




Des avantages d’ordre environnementaux


En effet, outre le recyclage de containers maritimes, aussi appelés « déchets de la mondialisation » tant ils sont produits uniquement dans le but de transporter d’autres marchandises et souvent laissés à l’abandon après un seul trajet, n’est pas l’unique aspect positif de la cargotecture. En effet, alliée à une fabrication hors-site, cette dernière ne semble offrir que des avantages sur le plan écologique par rapport à une construction classique.

L’impact sur l’environnement est grandement réduit du fait du hors-site. En effet, les déchets sont largement réduits par l’utilisation de containers maritimes comme structure de base, plutôt que du béton par exemple. Bien sûr, d’autres matériaux sont également utilisés mais il est bien plus facile de nettoyer le sol d’une usine que celui d’un chantier. Aussi, le Lean Management, qui implique de recycler au maximum les déchets et matériaux de construction, est au cœur de la fabrication hors-site. Cela permet d’avoir un chantier propre et sans nuisances, qu’elles soient sonores pour les voisins ou visuelles avec les déchets susceptibles de joncher les sols pendant des mois (voire des années pour les propriétaires les moins soucieux).

En privilégiant l’acier, ici l’acier corten des containers maritimes, et les matériaux biosourcés tels que le bois, les fibres de bois etc., ce type de construction permet de réduire de façon non négligeable l’empreinte carbone par rapport à une construction classique qui utilise du sable (élément non renouvelable), du béton, de l’eau… en quantités importantes. Issus de la filière sèche, les matériaux recyclables que sont l’acier et le bois permettent ainsi également de diminuer la consommation d’eau.

Au-delà des matériaux utilisés, c’est la structure en elle-même qui est renouvelable. En effet, les bâtiments « préfabriqués » et hors-site sont modulables et cela implique qu’elles sont adaptables aux évolutions de l’entreprise ou de la famille… De plus, ces structures sont plus facilement démontables. À l’inverse d’un bâtiment « en dur » construit à base de béton, les structures fabriquées hors-site à base de containers maritimes sont généralement installés sur des plots en béton, ce qui signifie que ces derniers peuvent être démontés et déplacés si nécessaire. Cela facilite aussi la réhabilitation des bâtiments en fin de vie.




La Construction hors-site, une perspective d'avenir ?


Les avantages de la construction hors-site sont nombreux. Si l’on y ajoute l’utilisation de containers maritimes comme la base des structures, le principe semble sans équivoque le plus durable et de loin le meilleur choix lorsqu’il s’agit de prendre en compte les coûts, délais et impacts sur l’environnement. Aujourd’hui encore peu développée, elle tend à prendre de l’ampleur et il s’agirait d’une bonne nouvelle dans un monde où les ressources se font rares et où l’environnement reprend la place centrale des politiques.

Cependant, ce mode de construction gagnerait encore à être amélioré ! En effet, l’industrialisation de certains bâtiments pourrait représenter une évolution importante dans le domaine. Encore peu de constructions containers le sont, alors que cela permettrait d’améliorer la productivité mais également les économies d’échelles qui seraient liées à toutes sortes de facteurs comme l’achat en plus gros lots des matériaux et la production normée des éléments principaux. Il serait toujours possible de personnaliser les dispositions ou les détails, mais la majeure partie de la structure serait produite selon des plans précis afin de réduire les coûts.

Pourquoi ne pas proposer ce type de constructions préfabriquées en usine à un prix et au délai réduit et proposer, pour les intéressés, la possibilité de concevoir des plans et des structures sur-mesure mais aux prix et délais plus étendus ? Il s’agit là d’une idée déjà existante mais encore trop peu utilisée par les entreprises concernées…




NOTRE FONCTIONNEMENT HORS-SITE

France Cargotecture privilégie ainsi une construction industrialisée hors-site avec un ratio en moyenne de 80 en usine / 20 sur site final. Ainsi, le travail sur la structure (découpes, soudures,…), les murs, les isolants, les portes, les fenêtres, les sols, les menuiseries, les appareillages électriques, la plomberie, etc… est réalisé en atelier. Une fois la construction avancée au maximum des possibilités pouvant être réalisées en usine, les modules sont alors acheminés sur site pour être assemblés et finalisés.

Notre système constructif a pour avantage de ne pas apporter de fortes nuisances lors d’un chantier. En effet, le pré-assemblage en atelier nous apporte un gain de temps considérable lors de nos installations et permet de limiter les nuisances indissociables des chantiers de construction (bruits, poussières, routes fermées, …) tout en limitant notre impact environnemental.